D'après Ibn Mas'oûd (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "La sincérité mène aux œuvres de bien et les œuvres de bien mènent au Paradis. L'homme ne cesse de dire la vérité jusqu'à ce qu'on le mentionne auprès de Dieu sous le nom de véridique. Le mensonge mène aux mauvaises actions (à la rébellion contre Dieu) et les mauvaises actions mènent à l'Enfer. L'homme ne cesse de mentir jusqu'à ce qu'on le mentionne auprès de Dieu sous le nom de menteur". (Al-Boukhâri, Mouslim)
Les musulmans ont-ils oublié que le mensonge est un grand péché ? Le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) a dit : « Celui qui mendie pour accroître ses biens ne mendie en réalité que des braises, qu'il demande peu ou beaucoup. » (Muslim). Que ceux qui mentent voient quelles sont les caractéristiques qu'ils réunissent dans ce hadith dans lequel le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) a dit : « Quatre défauts, celui qui les possède tous est un pur hypocrite, et celui qui en possède une a en lui une caractéristique de l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il délaisse ce défaut : Quand on lui fait confiance il trahit. Quand il parle il ment. Quand il prend un engagement il ne le respecte pas. Quand il est en litige il piétine toute justice et toute morale. » (Al-Bukhârî)
Où est l'islam en tout cela ? Qui sont ces musulmans qui disent : nous croyons en Allah et au Jour Dernier et qui malgré tout mentent (et mendient) pour obtenir ce qui ne leur revient pas, et « La main qui donne est meilleure que la main qui reçoit ». Nous voudrions aussi citer un passage de l'excellent livre de shaykh Abdel Malik Ramadani : Al-Maw'idhatu-l-Hasanah fi-l-Akhlaq Al-Hasanah (Invitation au bon comportement), dans lequel il évoque le comportement des salafs à ce sujet et l'égarement de certains groupes :
« Yûsuf Ibn Mâhik Al-Makkî a dit : j'étais chargé d'envoyer régulièrement à untel la pension des orphelins dont il était le tuteur. Un jour, ces derniers prétendirent faussement qu'il leur devait mille dirhams. Il leur versa alors la somme de ses propres deniers. Comme il me restait deux mille dirhams de pension à leur verser, je dis au tuteur : « Veux-tu que je retienne les mille dirhams qu'ils t'ont soutirés ? » Il répondit : « Non ! Car mon père m'a informé qu'il a entendu le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) dire : « Respecte le dépôt de ceux qui te le confient, mais ne trompe pas ceux qui te trahissent. » (Abû Dâwûd) »